ACTUALITÉ de GALILÉE  VOYANT et CROYANT
Obervateur scientifique et Fidèle religieux

Galilee est le premier véritable expérimentateur qui ne croit qu'aux faits, et pas aux affirmations figées. Est-Il bien le précurseur de la physique théorique, le premier à avoir compris que le grand  livre de la nature s'écrit en caractères mathématiques ?

 

1: Galileo, son époque

 

Galilée disposait d’un réseau scientifique dans l’Europe du XVII ème siècle, un réseau qu’il a fait naitre lui-même. 
Au Danemark ou Tycho Brahé avait créé sur l'île de Hven en face de Copenhague un Centre d'observation astronomique jugé fabuleux, la cité d'Uranus, l'Uranienborg. La trajectoire de plus de sept cents étoiles y fut étudiée pendant vingt ans. 
A l'Empire allemand où Rodolphe II dont Johanes Kepler était l'astronome (avec qui Galilée assurait une correspondance régulière), l'astrologue et le mathématicien qui soutenait le système héliocentrique du polonais Copernic.

Ce réseau européen d'observation astronomique s'étayait sur des intuitions philosophiques, des hypothèses théoriques, des visées métaphysiques que la Renaissance italienne avait accréditées en Europe au travers de Giordano Bruno, Nicolas de Cues , Pic de la Mirandole...

Depuis Genève, Elie Diodati assura la diffusion du travail de Galilee après son procès, en lui donnant un véritable rayonnement Europeen.

 

Giordano Bruno, qui en montrant qu'on ne peut envisager le mouvement d'un corps dans l'absolu, mais seulement de manière relative, en relation avec un système de référence, a véritablement ouvert la voie aux travaux de Galilée.

Il n’est cependant évidemment pas parvenu à concilier son travail avec le collège de l’Église. Il était également un précurseur pour la création d’un réseau scientifique avec ses voyages à Naples, à Rome, ensuite à Genève, à Toulouse, à Paris, à Londres, à Wittenberg, à Prague, à Helmstedt ou encore à Francfort. Ceci même si ses voyages étaient ceux d’un homme en cavale, après les écrits interdits decouverts dans sa chambre napolitaine…

 

Galilée a quant a lui œuvré à réconcilier religion et science, lui même étant persuadé que les deux collèges pouvaient converger. L’acceptation de son jugement en 1633, du fait de sa réference à Copernic, est un acte sage respectueux à la fois , étant donné que ses travaux avaient été en grande partie financés par l’Église. De très nombreux scientifiques sont parvenus a concilier leut propre foi avec la science, dont Isaac Newton ou George Lemaitre qui a posé les fondements de la théorie du big bang.

 

Science et Religion sont de nos jours constamment rapprochées. 
Rolf Heuer, directeur général du CERN, a lui-même dans le cadre des travaux pour les 60 ans du CERN et la découverte du boson, œuvré a rencontrer le pape Francois. Il avait rencontre Benoit XVI quelques années auparavant.

Jean Paul II avait effectué la démarche de venir au CERN en 1982, où son discours avait été axé sur l’humilité du chercheur devant la matière.

 

Il est ressorti de ces rencontres que l’ouverture d’esprit et l’interet pour la science des papes montre qu’un dialogue est bienvenu, les scientifiques ne devraient pas hésiter à s’intéresser aux religions du monde et réciproquement.

 

2: Galilée de nos jours

 

La vision nouvelle qu’avait Galilée s'établit en rupture des traditions de pensées grécolatines (physique d'Aristote, système terrocentrique de Ptolémée) et des "vérités" révélées par des textes religieux (Genèse, Bible, métaphysique judéochrétienne). Sa vision du monde était fondée pour la première fois sur l’unité des lois régissant l'univers, qui est un Tout obéissant aux mêmes lois naturelles applicables au-delà ou en deça de l'orbe de la Lune. Il était un véritable expérimentateur, cherchant toujours à établir la mathématisation des réalités observées. Selon Galilee (Bien que Giordano Bruno en avait pose les bases), toute réalité peut faire l'objet de mesures et de formulations arithmétiques, géométriques et mathématiques qui assurent à l'Homme le pouvoir de sa Raison prédictive sur l'indétermination de la Matière. Mathématiser ses conclusions lui a permis de les transmettre et de les faire accepter dans la mesure du possible.

Enfin il a permis la théorisation de la doctrine héliocentrique. La Terre perd la place centrale, l'unicité de caractères et l'immobilité dans l'Espace que les traditions physiques et métaphysiques lui attribuaient avant les observations de Galilée et la révolution héliocentrique de Copernic. Cette doctrine héliocentrique contestée du temps de Galilée par l'Église et de nombreux savants ne peut avoir, même aujourd'hui, une valeur de Vérité incontestable. Le Soleil et la Terre ne sont plus considerés comme des astres uniques, en témoigne la recherche actuelle d’exoplanètes habitables. L'Homme est-il seul dans le (les) Univers? Cette question n'intéresse pas seulement les auteurs de Science-fiction....

 

La recherche de l’infiniment petit comme de l’infiniment grand condut à utiliser les mêmes méthodes, un accélérateur de particules peut en effet être vu comme une lunette astronomique, constitué d’une succession de lentilles optiques (d’aimants pour un accélerateur). Les mêmes outils nous mènent vers les mêmes buts, 400 ans plus tard.

La méthode expérimentale scientifique instituée par Galilée et ses collaborateurs est a l’origine des raisonnements des physiciens expérimentaux de nos jours, comme le disait Rolf Heuer à la presse l’année passée. Il était en ce sens un voyant dans la dimension européenne qu’il a donnée à ses travaux de recherche.

 

De nos jours la science œuvre toujours plus au service de la paix: Le CERN est un exemple éclatant de ce qui peut être réalisé lorsque des personnes de nationalités et de cultures différentes se rassemblent autour d’objectifs communs. En élaborant la Convention du CERN, en 1953, les fondateurs de l’organisation établirent en Europe un cadre de collaboration mondiale qui reste aujourd’hui un modèle d’excellence scientifique et technologique unique en son genre. En rassemblant des scientifiques de toutes les régions du monde, le CERN montre que la science a le pouvoir d’unir les nations et de contribuer à un monde meilleur, comme l’a initie Galilée à son époque…

La Charte des pensées scientifiques galiléenne

Affirmer l'actualité de la pensée de Galilée à son époque et en notre temps c'est affirmer qu'une communauté de pensée existe entre les scientifiques européens de

la Renaissance italienne du XVI /XVII E s. et les scientifiques  occidentaux en réseau

à l'orée du XXI E s.

Cette communauté de pensée obéit à des principes fondamentaux de pensée scientifique que nous proposons de rassembler sous l'appellation de

 Charte de pensées scientifiques galiléenne  fondée sur les trois  principes suivants

 de vision du Réel :

1- une vision purement matérialiste du Réel
    la Science se veut dans ses objectifs et ses méthodes matérialiste

Elle ne s'occupe, dans l'observation et l'explication des phénomènes du Réel,

que de faits matériels relevant du champ perceptif des cinq sens.
Ainsi se trouvent séparés les "Magistères" de la Science et de la Religion .

dont l'autonomie réciproque est conforme au principe de " non empiétement de la sphère

des Sciences sur la sphère des Religions ( cf principe de "NOMA" - non overlaping MAgisteria -

défini par le paléontologue Stephen Jay Gould" )
2- le caractère partiel et toujours provisoire des observations du Réel au travers des instruments  de visualisation utilisés pour en rendre compte.

3- le caractère rationnel mais toujours réfutable des théories scientifiques
avancées pour "sauver les apparences " du Réel
Les caractères provisoires et réfutables de toute observation et théorie scientifiques
sont ceux définis  par le philosophe Karl Popper : la "réfutabilité" est preuve

de scientificité en permettant de distinguer les vérités scientifiques des vérités religieuses qui

ne tolèrent pas , dans le Magistère de l'Église, l'éventualité d'être réfutées.

 

Les vérités controversées de Galilée

Une opinion commune , confortée par des traditions d'enseignement historique, est de considérer Galilée comme un savant génial persécuté par l'Inquisition pour son soutien à la doctrine copernicienne de l'Heliocentrisme jugée hérétique à l'égard des Saintes Écritures.
C'est oublier que la condamnation de Galilée à abjurer son soutien à la doctrine copernicienne ne s'étayait pas seulement sur des considérations théologiques mais également scientifiques qui mettaient en doute les "vérités" affirmées par Galilée:

Galilée croyait que la Lune n'avait pas d'effet sur les marées . Faux .

et que les marées expliquait la rotation de la Terre. Faux.

Galilée croyait que les planètes faisaient des cercles autour du Soleil . Faux.
alors que son ami Johanes Kepler avait ,de son temps,  prouvé que les orbites des planètes

étaient des ellipses.
Galilée croyait que le Soleil était au centre de l'Univers. Faux.  L'intuition de Giordano Bruno

de l'existence d'univers multiples aux multiples soleils est davantage conforme aux visions actuelles des astrophysiciens.

 Relever rétrospectivement certaines erreurs d'observation scientifique commises par Galilée

ne vise en rien à diminuer l'importance de son  Génie qui inspire de nos jours comme à son époque les hommes de science unis en Europe dans leur quête de vérités pour

                                   " sauver les apparences " du Réel. "