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Le Tour d’Europe en 80 jours

Le bleu mystérieux

 

Escola Básica 2.3. Quinta de Marrocos

Lisboa - Portugal

Chapitre I

Par Lisbonne des Découvertes

Samedi, le 20 février

EuroNoé et EuroLambert sont arrivés à Lisbonne. Tous les deux, vraiment enthousiasmés par ce tour de l’Europe.

C’était le début d’un voyage d’aventure! Ils s’étaient bien preparés en recueillant le plus possible de renseignements sur chaque pays et les voilà au Portugal, la porte occidentale de l’Europe.

A la gare de St. Apolónia, un chauffeur de taxi, insistait qu’il pouvait les conduire jusqu’ à l’auberge dans la rue Andrade Corvo (corbeau). Malgré son insistance pour leur raconter la légende de Lisbonne, où il y a deux corbeaux comme personnages principaux, ils ont refusé le taxi et ils ont pris le bus.

Ils ont déjeuné tout près de l’auberge et se sont rendus à Belém, le lieu de référence des Découvertes.

Quand ils y sont arrivés, ils ont dégusté les fameux "Pastéis de Belém" (des gâteaux faits selon une très ancienne recette du "Mosteiro dos Jerónimos", quand il était encore habité par des moines).

Après ils se sont rendus à la "Torre de Belém", en passant par le "Padrão dos Descobrimentos".

Plus tard, ils ont visité le "Mosteiro dos Jerónimos" et dans l’église, ils étaient émerveillés avec les colonnes de la nef centrale, les motifs manuélins et les deux tombeaux: l’un de Camões, auteur des "Lusíadas" et l’autre de Vasco da Gama, le navigateur qui a découvert le chemin maritime pour l’Inde.

Ils ont rencontré un groupe de théâtre qui représentait une pièce de Gil Vicente, le père du theâtre portugais, o Auto da Barca do Inferno. Ils ont été invités à entrer dans le cloître pour assister à la représentation de la pièce. Ils se sont bien amusés, car il s’agissait d’une pièce différente.

Ils ont dîné dans un restaurant typique dans le même quartier et ils sont entrés dans le Centre Culturel de Belém pour assister à un concert des "Silence Four" – un groupe de musique portugais avec beaucoup de succès.

À la fin, déjà très tard, ils ont admiré le pont "25 de Abril" tout illuminé et aussi la statue du "Cristo Rei".

Ils ont pris un taxi parce qu’ils étaient très fatigués.

EuroLambert ne réussit pas à s’endormir et regardait un morceau d’un ancien papier qu’il avait trouvé près du tombeau de Camões où il y avait la transcription d’une phrase du livre "Glorious Eden" de Lord Byron.

EuroLambert s’est écrié:

- Demain on ira à Sintra! EuroNoé n’a rien dit. Elle dormait

 

 

Chapitre II

Sintra : une rencontre pour l’avenir

Dimanche, le 21 février

Le matin, très tôt les deux jumeaux ont pris le métro pour aller à la gare de Rossio prendre le train pour Sintra.

À Benfica, ils ont rencontré un groupe de cinq élèves qui avait une carte avec un dessin semblable à celui de leur énigme

Une demi-heure après, ils arrivaient à Sintra et se sont rendus au château de la ville. On leur a interdit l’entrée parce qu’il y avait une réunion européenne. Quand ils ont reconnu M. Robert Valette, Président de l’Eurosésame, parmi le groupe, ils ont voulu y entrer mais il leur était défendu. On leur a conseillé d’aller au château da "Pena" au sommet de la montagne.

Ils ont rencontré le même groupe de cinq éleves qui avait pris le train à Benfica. Ils ont raconté leur histoire: ils étaient des élèves de l’école Quinta de Marrocos (  www.eb23-qta-marrocos.rcts.pt ) qui ce jour-là faisaient une visite d’étude à Sintra mais ils sont arrivés en retard à la gare et ils se sont égarés de leur groupe.

Euronoé et Eurolambert se sont présentés et ils ont parlé de leur énigme en demandant des renseignements.

Le groupe des cinq  (Patrícia, Vera, Daphy, Sofia, André) a dit que le dessin ressemblait à des raisins ce qui signifiait peut-être le vin de Colares. EuroLambert n’y croyait pas vraiment, car selon lui, l’enigme se reportait à la mer, aux Découvertes, peut-être à une caravelle...!

Monter jusqu’au palais da Pena a été difficile et fatigant, c’est très raide. Là-haut, ils ont rencontré leurs copains et leurs profs, ils se sont excusés, ont présenté leurs amis français et tous ensemble ont visité ce beau palais et on vu le château des Maures.

En descendant, tout le monde avait faim, alors ils sont allés déjeuner à Piriquita qui avait une spécialité fameuse – "travesseiros". Aprés, ils ont visité le Château de la Ville, avec deux grandes cheminées, très caractéristiques. Dans la cuisine, ils ont fait attention aux anciennes affiches du vin de "Colares", qui se trouvaient sur les murs. Quelqu’un a remarqué que les dessins des raisins ressemblaient à leur énigme... mais Eurolambert ne le croyait pas! Selon lui, tout indiquait qu’il s’agissait de l’Océan des Découvertes. Néanmoins, il a accepté de bon gré l’invitation pour les accompagner.

Quand ils sont revenus de Sintra, un goupe a invité les jumeaux à manger dans un restaurant près de l'école et ensuite, aller à la discothèque. Ils ont mangé de la morue, ("bacalhau com natas") et de la crème comme dessert. Les plus âgés ont eu la permission de les accompagner à la discothèque jusqu’à minuit, car le lendemain, il fallait se lever de bonne heure pour aller à Óbidos.

 

Chapitre III

Óbidos - Retour au Passé

Lundi, le 22 février

Le lendemain quand les jumeaux sont arrivés à la gare de Benfica, tous les élèves qu’ils avaient connus à Sintra les attendaient.

Après avoir pris un train jusqu’à Cacém, ils ont pris un - on dirait sorti d’un musée!

- Savez-vous quelque chose sur Óbidos? - a demandé Bruno.

- Non, pas du tout! - a dit EuroLambert.

- Nous avons tout simplement accepté votre invitation et... peut-être on découvrira notre énigme - a ajouté EuroNoé.

- Énigme? Quelle énigme? a demandé un groupe.

- Il nous faut trouver un objet typique portugais qui doit être bien caché. Nous avons un ancien plan de l’Europe avec des dessins en bleu. Nous pensons qu’il doit y avoir un rapport avec un bateau, la mer, des raisins, du vin,... a expliqué EuroLambert.

- Mais à Óbidos il y a une sorte de vin très connu - a dit Pedro.

- Ah, bon? C’est vrai? Raconte-nous ce que tu en sais.

- Je sais seulement qu’il s’appelle "ginginha de Óbidos" et, selon la tradition, il est devenu connu dans un bar qui existe encore, le "Ibn Errick Rex".

- Et c’est quoi "ginginha"?

- C’est une liqueur de fruit. Au début le bar était un magasin d’antiquités. Le patron offrait un petit verre de "ginginha" à tous ses clients. Maintenant il est devenu un bar, décoré avec beaucoup d’antiquités et plus de 1700 petites bouteilles!

- Alors notre énigme peut y être! s’écria EuroLambert.

Mais sa soeur lui a fait remarquer qu’il leur serait très difficile entrer dans un bar.

Pendant quelques moments, c’est du silence!

- Qui connait un peu de l’histoire d’Óbidos? Est-il un ancien village? - ont demandé les jumeaux.

- C’est une petite ville médiévale, mais son début est beaucoup plus ancien; les Celtes ont construit un "castro" entouré de grosses murailles IV ème au siècle avant J.C. Après, il y a eu des Phéniciens, des Romains et des Maures à partir
du VIII siècle. Son influence est bien visible dans les petites rues. Notre premier roi, D.Afonso Henriques l’a conquis aux Maures en 1148. Les remparts sont de l’époque des Maures mais ils ont été reconstruits aux XII, XIII et XVI siècles.
C’est un exemple parfait des forteresses médievales portugaises.

- Óbidos est devenu un village portugais important, quand même?

- Oui, d’une certaine façon, car beaucoup de rois y ont vécu. D.Dinis a fait d’ Obidos un cadeau de mariage à sa femme, la Reine Sainte Isabel.

- Sainte? pourquoi Sainte? - a demandé EuroNoé.

- C’est une légende - dit Patrícia - mais laisse-moi raconter le Miracle des Roses.

- Et en rapport avec Obidos il y a aussi l’histoire des amours de D.Pedro et D.Inês.

- Bon, mais toutes ces histoires vont nous aider tellement à la découverte de notre énigme! - a dit EuroLambert d’un ton ironique. Il n’y a rien moins romantique, plutôt des guerres, des révolutions, etc?

- As-tu entendu parler de la Révolution du 25 avril? À Óbidos a eu lieu la première réunion de "capitães" (mouvement de militaires qui, le 25 avril, ont fait la révolution pour installer le démocratie et mettre fin à l’ancien régime ditatorial).

- En quelle année a été la Révolution?

- Cette année on fête les 25 ans de la Révolution, donc en 1974.

- On vient d’arriver - ont dit les professeurs. Prenez vos affaires!

- Oh, regarde les mosaïques des murs de la gare - dit EuroNoé à son frère.

Tout le monde est monté péniblement jusqu’au sommet et ils sont arrivés aux remparts. Mais la vue était superbe, malgré la pluie!!!

En arrivant au village ils ont vu le bar "Ibn Errick Rex", heureusement fermé, pour ne pas permettre des tentations...

Comme il pleuvait tout le monde s’est mis à l’abri d’une terrasse où toutes les victuailles ont été étalées. Après avoir bien mangé et bavardé un peu, ils ont rangé leurs affaires et ont visité le village.

Ils sont entrés dans l’Église "Santa Maria". Les murs, qui soutiennent un plafond peint, sont entièrement revêtus de "azulejos" bleus, mais il est défendu de prendre des photos. Bruno a ajouté une curiosité: le mariage d’un roi portugais, lui ayant 10 ans à peine et la princesse 8 ans seulement!!!!

En descendant la rue principale, ils ont lu deux inscriptions dans une maison avec un blason. On leur a expliqué qu’il s’agissait de la "Casa da Malta", maison où avait habité la reine Sta Isabel.

En regardant le "Padrão Camoneano" les jumeaux ont voulu savoir quelle était sa signification et Luis André a expliqué qu’il n’existe que dans les villages mentionnés par Camões dans son oeuvre "Os Lusíadas". Juste en face, la maison où se sont réunis pour la première fois, un groupe de capitaines, lesquels ont fait, plus tard, la Révolution du 25 avril.

Ils se sont arrêtés près d’une des portes de la ville, où encore une fois, les "azulejos" faisaient la décoration des murs.

En prenant une autre rue, ils se sont arrêtés devant la chapelle de S.Martinho, un temple gothique du début du XIVème siècle

- S.Martinho? a demandé EuroLambert. Nous avons une légende en France à propos de S.Martin. Chez nous, on parle de l’été de S. Martin et vous?

- Oui, oui, mais je ne connais pas la légende. Tu peux nous la raconter?

Après, ils se sont encore promenés en regardant les petits magasins, les montres avec de l’artisanat et ils ont même vu des artisans qui travaillaient de l’argile comme s’il s’agissait de la vannerie.

Vers 16h, ils ont pris un chemin différent vers la gare. Ils ont vu encore un sanctuaire hexagonal "Santuário do Senhor da Pedra" .

- Il a été construit avec des offres des fidèles et avec de l’argent de D.João V.

- Ce roi est celui qui a fait construire le monastère de Mafra, n’est-ce pas? a demandé Rute, toujours très interessée en histoire. "O Memorial do Convento" de José Saramago s’y est passé? Vous savez dont on parle?

- Oui - a répondu Eurolambert, nous avons vu à la télé, les cérémonies du Prix Nobel. Je sais qu’il est difficile à lire, mais après ce voyage du tour de l’Europe j’essaierai de lire un de ces livres. On s’écrira par mail si j’ai des doutes, ok?

Arrivés à la gare, fatigués et mouillés mais contents, ils ont profité l’attente pour danser et chanter.

Ils sont arrivés à l’école vers 18h. Rute a invité les jumeaux et quelques amis pour dîner chez elle, en ajoutant que sa mère avait fait "cozido à portuguesa" (semblable à la choucroutte). Elle ne voulait pas les voir tristes pour ne pas avoir réussi à obtenir des renseignements à propos de leur énigme. EuroLambert ne cessait de penser au dessin bleu, comme le dangereux océan des découvertes maritimes.

Le dîner a été très agréable et le père de Rute a insisté pour qu’ils dégustent un peu de vin du Porto! Sur l’étiquette de la bouteille il y avait les mêmes couleurs de l’ancienne carte de l’Europe et un dessin qui ressemblait à leur énigme! En tenant compte de l’interêt d’EuroLambert, le père de Rute lui a parlé de la région du Douro et lui a même donné de petits dépliants.

Vers 23h, les parents de Rute ont amené à l’auberge les deux jumeaux "ivres" de sommeil.

 

 

Chapitre IV

Une bouteille de Porto

Mardi le 23 février 1999

Ce matin-là, le froid était la seule compagnie des deux jumeaux, lesquels à 6.50h se trouvaient déjà à la gare de Santa Apolónia, pour aller à Porto.

Ils regrettaient bien l’absence de leurs amis, mais comme ils avaient des classes, aucun d’eux n’a réussi à convaincre leurs parents de les laisser accompagner leurs amis.

Quand le train se préparait pour partir, Euronoé a vu Jorge et Rute qui couraient au long du quai, tandis que le train partait. Elle s’interrogeait s’ils sont venus prendre congé ou s’ils pourraient les accompagner !

- Les voilà ! s'est exclamé Euronoé quelques minutes plus tard.

Le voyage jusqu’à Porto a pris un autre intérêt, evidemment!

Ils sont descendus à la gare de Campanhã, ils ont pris l’autobus pour Santa Maria da Feira, où ils ont visité le Visionarium     (www.fc.up.pt/visionarium) et ils ont assisté à un spectacle de multimédia, dont le principal thème c’était l’esprit d’aventure et les connaissances scientifiques des navigateurs portugais, surtout celui de "O Infante D. Henrique" et celui de "Vasco da Gama". Ils ont passé par une salle avec une exposition temporaire et ensuite, ils ont parcouru les cinq salles correspondantes aux cinq Odyssées Fantastiques: de la Terre, de la Matière, de l’Univers, de la Vie et de l’Information.

Retournés à Porto, ils se sont rendus à l’auberge, situé à la rue Paulo da Gama. Pendant ce voyage, les deux jeunes portugais ont appris à leurs amis un peu de l’histoire du Portugal, surtout de l’époque des Découvertes, à propos de Paulo da Gama, frère de Vasco da Gama. Une dame, qui était assise tout près d’eux, complétait quelques détails historiques ou littéraires sur la découverte du chemin maritime pour l’Inde que les jeunes élèves ne connaissaient encore ou dont ils ne souvenaient plus.

Quand ils sont arrivés à l’auberge, ils se sentaient heureux, à cause de cette conversation-là. Ils avaient l’impression que la mer, les caravelles, les navigateurs les rapprochaient de la découverte de leur énigme.

Dans l’autobus, quand ils se rendaient à Avenida dos Aliados, le coeur de la ville de Porto, EuroNoé lisait attentivement le dépliant écrit en plusieurs langues que le père de Rute leur avait donné.

Dourooo

Elle était si attentive que tous les autres lui ont demandé ce qu’elle lisait. Elle a répondu qu’elle avait touvé la clé de l’enigme. Elle commençait à rêver de la région du vin de Porto, elle a fait un petit poème et insistait qu’ils devraient aller dans cette région-là.

Son frère lui a dit que leur chemin c’ était celui de Gaia pour y visiter les caves du vin de Porto.

Pendant le trajet, ils ont passé par la Torre dos Clérigos, la Mairie, quelques immeubles caractéristiques comme la banque, en remarquant que cette ville était bien différente de Lisbonne.

EuroNoé continuait à lire le dépliant "Na Rota do Vinho do Porto". Soudain elle s’est rappelée d’un poème dessiné qu’ils avaient retrouvé dans le grenier. Elle essayait de le dire par coeur, mais elle ne se rappelait que du début ...

 

- C’est ça ! C’est ça ! Une bouteille ! Une bouteille ! – a-t-elle crié.

Tout le monde l’a regardée. Il y avait même des gens qui lui demandaient si elle était bien.

Quand ils sont arrivés aux caves, ils ont vu des milliers de bouteilles mais il y avait dans une sub cave un trésor, entouré par des grilles et bien verrouillé.

- C’est ça ! C’est ça ! Une bouteille ! Une bouteille ! – a-t-elle crié de nouveau.

- La voilà ! Elle l’a indiquée du doigt et tous les quatre ont vu les lettres

BVP et l’inscription Noé Lambert – le nom de leur trisaieul.

Né à Bordeaux, M. Noé Lambert était un homme qui aimait les voyages. Il aimait tellement le Portugal qu’il l’a tout parcouru: Sintra, Óbidos, Coimbra, Porto ... Il avait eu ses caves mais il les a vendues à un ami anglais et il est parti pour Nantes où il fondé une école – Le collège Noé Lambert.

Les jumeaux insistaient pour qu’on lui vende cette bouteille-là, ce qui était impossible!

Mais le Directeur des caves leur a fait cadeau d’une réplique où on a actualisé l’année et on a ajouté le mot Eurosésame.

Les quatre amis étaient très contents. Ils sont retournés à Porto avec un chauffeur des caves qui les a conduit jusqu’à "Ribeira", un quartier typique du Porto, sur la rive droite du fleuve Douro, où ils ont dîné de "tripas à moda do Porto" (des tripes à la façon de Porto). EuroNoé a bien protesté, qu’elle ne mangerait jamais des tripes, mais son frère lui a rappelé qu’un de leurs objectifs était de connaître les traditions, la gastronomie et la culture de chaque pays... et en outre, leur trisaieul en aurait mangé... Pendant le dîner, ils ont appris la légende des tripes.

Vers les 10.30h, ils se rendaient vers l’auberge, mais ils ont décidé de retourner ce jour même à Lisbonne, prendre le train qui partait à minuit pour profiter bien du lendemain avec tous leurs amis.

 

Chapitre V

De Afonso Henriques à l’Expo’98

Mercredi, le 22 février

Nos amis ne voulaient pas partir sans visiter le Château S.Jorge en jetant un dernier coup d’oeil sur Lisbonne.

Ils sont allés jusqu’au Rossio et se sont approchés d’un groupe de touristes, dont la plupart étaient des français.

Ils ont observé les trottoirs avec des pavés en dessinant des motifs géométriques en noir et en blanc et ils ont admiré le théatre D.Maria II.

Leur promenade à pied les a amenés jusqu’à la Cathédrale () de Lisbonne laquelle, comme d’autres cathédrales portugaises, a joué le rôle d’une forteresse au moyen âge. Là dedans, ils se sont étonnés surtout avec la grandiosité de l’orgue.

En continuant, ils ont passé devant "Aljube" une ancienne prison pour les prisonniers politiques. Il y avait une inscription que EuroLambert a essayé de traduire:

Ici

du silence des "tiroirs"

de la patrie bâillonnée

des poitrines défaites par la torture da la PIDE (*)

est monté la clameur de la liberté

Avril a fleuri

Avril 1984

(*) Police politique

Ensuite, ils ont regardé les ruines du Thêatre Romain, construit en 57 avant J.C. et dédié à Neron.

- Voilá finalement le château ayant à l’entrée l’image de S.Jorge.

Le groupe de touristes a décidé de se promener pendant une heure. Nos amis fatigués se sont assis à côté de la statue du premier roi de Portugal, D.Afonso Henriques.

- Il serait intéressant savoir un peu de l’histoite du Château! Beaucoup de peuples y ont vécu sûrement! a dit EuroLambert.

- Voulez-vous que je vous aide?

- Qui a parlé? s’est étonné EuroLambert.

- Je ne sais pas, il n’y a personne!

- Bien, moi je suis ici ça fait des siècles!!!

- Mais... mais..., a bégayé EuroNoé, c’est la statue qui nous parle!

- Tu es sotte!

- Oh, là, là!. Bien sûr qu’on aimerait bien que vous nous racontiez un peu de l’histoire. Est-il de votre époque?

- Alors, ne me regardez pas, mais faites bien attention. Je ne sais pas lire, mais j’ai entendu pas mal d’histoires et je connais bien l’histoire de mon pays; je suis sûr que vous l’aimerez bien aussi.

Et, D.Afonso Henriques a commencé son récit.

- Alors, l’avez-vous aimée, l’histoire?

- Oui, oui, merci beaucoup - ont dit les deux à la fois.

- On a même oublié de manger quelque chose! a ajouté EuroLambert toujours gourmand.

- C’était un plaisir vous aider. Je ne vous demande qu’une chose: ne dites pas à tout le monde que je vous ai raconté cette histoire, sinon je ne pourrai plus me réposer! Mais, plus tard vous pouvez l’écrire sur l’Internet - ne me regardez pas si étonnés, je suis au courant de toutes les innovations! - ça me donnera de l’importance et je pourrai avoir de nouveaux "links"...

- Bien sûr, c’est promis; après notre Tour d’Europe, toutes les aventures seront sur l’Internet.-

- Au revoir, peut-être on se verra dans quelques années!

Pendant que chacun mangeait une glace, ils ont regardé Lisbonne pour la dernière fois en essayant de trouver l’ascenseur
St. Justa, les Ruines du Carmo, la Cathédrale, etc, etc.

Ils ne se sont pas attardés car leurs copains les attendaient à la porte du Centre Comercial Colombo. Ils ont pris un bus pour "Rossio" où ils ont regardé de loin l’Arc de la Rue "Augusta". Finalement ils ont pris le métro jusqu’au "Colégio Militar".

En arrivant tous demandaient des nouvelles.

- Nous pouvons vous raconter nos aventures pendant qu’on mange - a suggéré EuroLambert.

- On va au Mac Donald’s? a demandé Paulo.

- Non, non, on va manger à "Portugália", un bifteck avec un oeuf

- Si ce n’est pas très cher, je suis tout à fait d’accord et j’espère bien que le bifteck soit bien gros.... a ajouté EuroLambert qui avait un creux comme toujours.

- A quelle heure vous partez pour Barcelone?

-Le départ est à 22h, mais on voudrait arriver à Pousada vers 19h, car il nous faut encore faire les valises et dîner qualque chose - a dit EuroNoé, qui a ajouté: dans le train j’espère dormir 24h d’affilée. Je suis tellement fatigué!!!

Pendant le repas ils ont bavardé tout le temps et après, ont pris de nouveau le métro.

Heureusement, tous les amis qui n’avaient pas pu déjeuner au CCC, les attendaient à la porte du Parque das Nações, EXPO’98.

La visite a commencé par le Pavillon des Océans que la plupart ne connaissait pas. Ils ont été émerveillés avec la richesse d’autant d’espèces maritimes: 15000 exemplaires de différentes espèces.

Ensuite, ils ont fait un voyage imaginaire à l’Orient en visitant le pavillon de "". Ils en ont même profité pour faire des petits achats.

Dehors, ils se sont amusés avec les Jeux d’Eau et ils ont bien aimé la promenade en téléphérique.

Un peu plus tard, assis dans la place Sony, les jumeaux ont entendu les récits, presque simultanés, des diférents spectacles que leurs amis avaient vus!

Avant de sortir ils ont encore visité le pavillon des "Açores", où ils ont pu apprécier un cachalot géant.

Malheureusement, le temps s’écoulait et tout le monde a dû prendre le métro jusqu’au Marquês de Pombal, où les jumeaux
ont pris congé des amis portugais.

- Écrivez-nous!

- Envoyez des mails à l’école!

- Racontez toutes les aventures pendant le Tour d’Europe!

- Si vous avez besoin d’aide, appelez-nous.....

Tristes et très fatigués, EuroLambert et EuroNoé, sont arrivés à l’auberge. Ils ont rangé leurs affaires et ont dîné sans faire attention au repas.

En finissant et après avoir réglé leurs dépenses, ils ont pris un táxi pour la gare St. Apolónia, plein d’expectatives en ce qui concernait le prochain séjour: la Catalogne.

Dans le train, en regardant dehors, sans y faire attention, EuroNoé murmurait:

La première porte est ouverte

Et nous emportons la clé

Notre satisfaction est complète

Le Tour de l’Europe a bien commencé.

Des bises pour les garçons et les filles

Pour Carminda et Isabelle

Ce beau séjour on vous en remercie

Avec vous la vie est plus belle

Un jour nous reviendrons ici

Pour revoir nos AMIS.

FIN

 

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